Objectif
Chercher, développer et produire des traitements innovants, notamment en thérapies génique et cellulaire, pour les maladies génétiques rares.
www.genethon.frMoyens
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Recherche exploratoire autour de six thèmes majeurs : immunologie et thérapie génique, dystrophie des ceintures, dégénérescence et survie cellulaire, intégration et contexte chromatinien, vectorisation, administration et physico-chimie, imagerie/cytométrie.
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Recherche translationnelle et développement préclinique et clinique : transfert de gènes, études précliniques et cliniques, sécurité virale et immunologique.
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Développement des bioprocédés pharmaceutiques, contrôles analytiques.
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Production via l’Établissement de thérapies génique et cellulaire (ETGC) : deux sites de production de « vecteurs médicaments » BPF (Bonnes pratiques de fabrication) pour fabrication et libération de lots cliniques (1 900 m2).
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Affaires réglementaires, assurance qualité, valorisation.
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Plateaux technologiques : banque d’ADN et de cellules, imagerie, évaluation in vivo.
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Des projets cliniques pour des maladies rares, explorant trois stratégies thérapeutiques différentes :
- thérapie génique in vivo à partir d’un vecteur AAV pour des maladies neuromusculaires (dystrophies musculaires des ceintures et de Duchenne), respectivement par transfert de gène ou chirurgie du gène (exon skipping) ;
- thérapie génique ex vivo à partir d’un vecteur lentiviral (maladie de Wiskott-Aldrich).
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Plusieurs autres projets en provenance de la recherche exploratoire sont susceptibles de passer au développement clinique dans les années à venir (alphasarcoglycanopathie, dysferlinopathie…).
Les projets de Généthon sont évalués annuellement selon les modalités suivantes : remise de rapports, comités d’évaluation et de suivi, audition, décision de financement prise par le CA de l’AFM après avis du comité permanent de son Conseil scientifique.
Chifres-clés 200710 000 m2 - 220 collaborateurs - 44 publications - 3 brevets déposés.
Financement 2007
21,2 ME.
Faits marquants 2007
• Poursuite de l’essai de thérapie génique de phase pour la
gamma-sarcoglycanopathie, mené par le Pr Serge Herson (Pitié-Salpêtrière), en collaboration avec l’Institut de Myologie. Trois patients (sur six) inclus.
• Suite à une 2e inspection, confirmation de
l’accréditation par l’Afssaps du 2e site de production de vecteurs et cellules aux normes BPF, de l’ETGC.
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Production de lots de vecteurs pour l’essai myosite à inclusion (Pr Klatzmann, Pitié-Salpêtrière), projet calpaïne (Généthon), banques de cellules destinées à la production de vecteurs AAV par baculovirus…
Perspectives• Poursuite du développement des projets à visée thérapeutique : 2 dossiers de demande d’autorisation pour essai clinique devraient être déposés à l’Afssaps en 2008-2009.
• Développement d’un site de production BPF à échelle préindustrielle : projet Gamma 2 (2010).
• Poursuite de la mise en oeuvre d’une recherche innovante (émergence de nouveaux projets à visée thérapeutique).
Partenaires
- France : CNRS, Inserm, université d’Évry, Génopole, Hôpital Necker, Institut de myologie, CHU de Nice, CHU de Marseille, Institut Cochin, Transgène, Institut Gustave-Roussy, ENVA
Maisons-Alfort, Institut Pasteur…
- International : Cell Genesys, Viromed, Tiget, HSR San Rafaele,Veneto Eye Bank Foundation, CHU de Lausanne,London Hospital, University College of London, Massachussetts General Hospital…
L'hisoire de Généthon : rappel des faits marquants
Généthon I
Donner aux chercheurs les outils pour accélérer la découverte des gènes, telle est la mission première de Généthon, créé en 1990 par l'AFM.
Pari tenu deux ans plus tard : en 1992, Généthon I publie les cartes du génome, six ans avant les prévisions les plus optimistes et les offrent à la communauté scientifique internationale. La carte génétique de Généthon exécutée de 1990 à 1996 a fait l'objet de trois publications (1992-1993-1996). En 1996, elle comportait 5 264 marqueurs. Cette carte a ensuite permis l'assemblage des fragments séquencés du génome humain dont une première publication a eu lieu en 2000. Le séquençage complet sera achevé en 2003.
Généthon II
En 1995, Généthon II prend la succession de Généthon I pour exploiter, toujours au bénéfice des malades, les réalisations de Généthon I en cartographie génétique. De nouveaux instruments réalisés grâce à une coopération internationale viennent s'ajouter à l'arsenal technique existant dont une carte des hybrides d'irradiation publiée en 1996 qui a permis la localisation de 30 000 gènes. Un service de génotypage ouvert aux utilisateurs extérieurs est alors mis en place. Les techniques de génotypage étaient pour l'époque parmi les plus performantes au monde, réalisant plus de 150 000 génotypes par mois.
Généthon IIIEn se dégageant progressivement des activités de séquençage et de génotypage et en transférant le savoir-faire de Généthon en génomique à l'Etat, l'AFM a pu s'engager dans l'ère des thérapeutiques. Généthon III est entièrement dédié aux développements des thérapeutiques.
Le laboratoire s'est peu à peu structuré et étoffé de nouvelles équipes, notamment d'experts en affaires réglementaires, afin d'amener ses propres innovations jusqu'à la clinique, dans les meilleures conditions possibles.
En 2005, Généthon s'équipe d'une unité de vecteurs de qualité clinique. Cette capacité de produire des lots cliniques est le gage pour Généthon d'exercer un meilleur contrôle sur l'intégralité du processus en termes de prix, de délai et de conformité du vecteur et de disposer d'une nouvelle activité rémunératrice.
Généthon IVQuinze ans après sa création en 1990 par l’AFM, Généthon IV se positionne actuellement comme la 1ère entreprise européenne de biotechnologie à but non lucratif. Généthon IV est maintenant capables de fabriquer des lots de vecteurs pour des essais cliniques, il dispose d’un savoir-faire unique en France.
Généthon a ainsi obtenu, en 2005, pour une partie de ses locaux, la labellisation BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) autorisant, entre autres, la fabrication de produits de thérapies géniques (notamment avec des vecteurs AAV) et cellulaires destinés aux essais cliniques. Des locaux qui prennent de ce fait la dénomination "d’établissement de thérapie génique et cellulaire" (ETGC).
Généthon est donc aujourd’hui autonome et a sa propre capacité de production pour ses projets stratégiques. Cette accréditation valorise la politique de recherche menée par l’AFM et Généthon. Il s’agit de se doter de moyens pour aller jusqu’aux phases cliniques.
Le 28 juin 2006, l'Etablissement de Thérapie Génique et Cellulaire (ETGC) de Généthon a certifié et libéré son premier lot d'AAV2/1 Gamma-Sarcoglycane. Un lot produit par Harvard Medical School (Boston). Ce lot a été transféré "en vrac" à Généthon qui a finalisé la production pour l'essai clinique chez l'homme.
2006, marque donc pour Généthon le démarrage du premier essai clinique de thérapie génique pour la gamma-sarcoglycanopathie.
En 2006, Généthon a également obtenu l'obtention de la désignation de produit orphelin pour calpaïne 3.
Généthon V
Généthon V est une entreprise pharmaceutique à petite échelle.
C'est une structure qui intègre la recherche, le développement et la production clinique.
Il réunit d'indispensables expertises et compétences (chercheurs, médecins, pharmaciens, techniciens, informaticiens, coordinateurs, statisticiens) de la recherche exploratoire à la clinique pour l'administration du médicament.
Aujourd'hui, ce sont 4 programmes pour 4 produits à visée thérapeutique qui ont reçu la dénomination de produits orphelins (gamma-sarcoglycanopathie, calpaïnopathie, dystrophie musculaire de Duchenne, Wiscott-Aldrich). 1 essai clinique est en cours.